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Les seigneurs avant la révolution faisaient payer de nombreux usages tel que l’accès aux moulins, aux lavoirs, aux fours, « aux coqs »,…

Le métier de fournier consistait donc à cuire ce qui était porté au four. Il a pratiquement disparu après la révolution.
A partir de cette période les citoyens ont eu le droit d’avoir leur four dans leurs maisons et de ce fait les fours banals ont perdu leurs usages.
Le four était une source de vie de rencontres d’échanges de partages. Il était aussi source de récupérations qui aujourd’hui semblent négligeables.
Décrit dans « les vieux fours à pain » de Pierre Delacrétaz, à Bretonnières en 1914, c’était la commune par décret municipal qui autorisait le fournier  à utiliser la chaleur résiduelle de la dernière fournée pour sécher les fruits ou le bois  pour désinfecter la laine, les plumes et récupérer les brindilles tombées  lors de la décharge des fagots.
En France le pain a toujours eu une place importante. La consommation journalière  était de 500 gr à 1 kg.
Les services du fournier étaient souvent payés en nature et notamment en pain  qui lui, revendait ce pain aux gens de passage aux artisans…

 Mr Edmond MARI décrit très bien ces pratiques dans son ouvrage « la dernière fournée ».

A Biot ce n’était pas par nostalgie que les gens me portaient des plats à cuire, mais bien parce que la cuisson y était  différente en qualité et en saveur.

Certains ne s’y sont pas trompés, lapins ou dinde,  poulet ou pintade, la viande blanche ne sèche pas et demeure juteuse.

Une partie de la cuisine d’aujourd’hui est sortie de ces fours et si le poulet rôti est bon, le poulet cuit dans un plat en terre au four est divin

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Un grand merci à tous les élus de la municipalité de Biot et qui ont eu la volonté de redonner vie aux pierres endormies du four Emile Cheval permettant ainsi de faire revivre cette tradition de 2007 à 2016, 50 jours par ans.

C’est avec leur solide soutien que tout cela a été possible.

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